samedi 28 février 2015

Le musée privé de monsieur Ogizaki


Graham Kolbeins est un Américain qui, depuis quelques années, a entrepris de faire découvrir l'art gay japonais, et en particulier la bande dessinée. Cela l'a amené, entre autres, à réaliser avec sa complice Anne Ishii le premier livre en anglais consacré au maître nippon Gengoroh Tagame, The Passion of Gengoroh Tagame, puis l'anthologie Massive, consacrée aux auteurs japonais de gei manga, ainsi qu'un site tumblr sur le même thème. Dans ce court documentaire, il raconte sa visite en compagnie d'Anne Ishii et de Gengoroh Tagame à un collectionneur, Masahiro Ogizaki, qui a fait de son appartement un véritable petit musée consacré à l'art érotique gay nippon.

samedi 21 février 2015

Encore un nouveau blog : File Under Q for Queer

Décidément, je suis incorrigible : je ne peux pas m'empêcher de créer des blogs. Le nouveau s'appelle File Under Q for Queer, et j'y parle (en anglais) de personnages et de séries BD LGBT.



mercredi 18 février 2015

Où est Guibu ?

L'internet nous met en contact mais l'internet nous sépare aussi. Je suis, depuis pas mal de temps, le blog BD d'un Argentin qui écrit et dessine sous le pseudonyme de Guibu. Il réalise, sous forme de strips, une bande dessinée à suivre intitulée El Osculo Hirsuto, merveilleux mélange de soap opera, de pornographie et de poésie mettant en scène des protagonistes poilus et d'âge mûr (ce que l'on appelle en patois gay des bears, c'est-à-dire en bon français des ours). La première série de 212 strips est parue de 2008 à 2011. La deuxième série, commencée en 2011, en est actuellement au quatre-vingt-dixième strip. Le problème, c'est que ce strip est paru le 13 mars 2014. La bande avait connu des hiatus par le passé, mais jamais aussi longs. Et Guibu, son auteur, est aux abonnés absents sur tous les réseaux sociaux, Facebook inclus. Alors évidemment, moi, je m'inquiète. Que lui arrive-t-il ? A-t-il eu des soucis professionnels ? Des problèmes de santé ? Quand quelqu'un qui habite près de chez vous ne donne plus signe de vie, on peut toujours aller sonner à sa porte. Mais quand il habite en Argentine ?


mardi 27 janvier 2015

Bulles Gaies 11 est paru !

Oui, d'accord, je comprends : si vous n'étiez pas là dans les années 1990, vous ne savez peut-être pas de quoi je parle. J'avais, à cette époque, réalisé deux séries d'un fanzine intitulé Bulles Gaies : la première (1989-91, 5 numéros) était une revue de BD format A4 avec des auteurs français et américains ainsi que des articles sur la BD gaie et lesbienne (on ne disait pas encore LGBT) ; la seconde (1994-97, 10 numéros) était un format A5 avec seulement mes BD gays, dont le roman graphique Les Folles Nuits de Jonathan et diverses histoires courtes. Alors qu'est-ce qui me prend de relancer Bulles Gaies plus de dix-sept ans après son arrêt ? Il se trouve que je suis en train de lancer un nouveau collectif, La Revue LGBT BD, qui est un peu la version moderne du premier Bulles Gaies. Alors, pourquoi ne pas relancer aussi la deuxième série ? Surtout que de nos jours, les photocopieuses laser font un travail incroyable : on apporte à la boutique de photocopie un pdf de sa brochure et une heure après, on en repart avec ses exemplaires assemblés, pliés et agrafés. C'est magique !
Comme j'avais sous la main des pages d'un roman graphique qui ne se matérialisera pas sous la forme prévue (s'il se matérialise un jour), j'en ai extrait un chapitre qui pouvait se lire de manière autonome, j'y ai rajouté un petit coda de quatre pages, j'ai dessiné une couverture, écrit un éditorial, tout traduit en anglais (toutes mes publications sont dorénavant bilingues) et hop ! Voilà le résultat :





Il est pas beau, mon bébé ? Papa en est d'autant plus fier que la gestation a été longue ! Espérons qu'on n'attendra pas dix-sept ans le numéro 12…

Disponible dès jeudi 29 janvier 2015 au stand LGBT BD (Espace Nouveau Monde / BD alternative, F37) au 42e Festival International de la BD d'Angoulême. Et ensuite… On vous tiendra au courant !

vendredi 24 octobre 2014

Parigot pur jus

Je viens de me rendre compte d'une chose : j'ai toujours habité à Paris dans des rues dont les noms sont purement parisiens. J'entends par "purement parisiens" des noms qui font référence à des choses ou des personnes qui sont absolument locales. Ma première adresse était rue de la Grande Chaumière, dans le 6e arrondissement, une rue dont le nom fait référence au bal de la Grande Chaumière, un bal populaire qui se tenait à l'emplacement de l'actuel restaurant La Closerie des Lilas (à deux pas de l'hôpital où je suis né). Mon autre adresse parisienne, rue Léon Frot, est dans une rue rebaptisée du nom d'un conseiller municipal communiste emprisonné et exécuté par l'occupant allemand pendant le Seconde Guerre mondiale. Du local, donc, rien que du local.
Autre détail amusant : l'actuel 6e arrondissement était au 19e siècle le 11e arrondissement, avant que Paris s'agrandisse et que les arrondissements soient re-numérotés. J'ai donc, d'une certaine manière, toujours vécu dans le 11e arrondissement.




samedi 13 septembre 2014

Week End


Ben lit The Guardian. Mais à Paris, ce quotidien arrive avec un jour de retard (alors qu'il est imprimé sur le continent - va comprendre, Charles !) et l'édition du samedi est bien moins fournie que la version d'origine. Aussi quand Ben et moi sommes à Londres, comme c'est le cas en ce moment, c'est avec une certaine jubilation que j'achète l'édition du samedi, avec tous ses suppléments. Voici celui d'aujourd'hui, tout frais rapporté de chez le marchand de journaux. La pochette plastifiée contient le supplément hebdomadaire Weekend Guardian et le guide des programmes télé (qui couvre aussi les sorties cinéma, la radio, etc.) En voyant tout ça, je me dis que si nos journaux français en proposaient autant, on les lirait peut-être un peu plus.

Levés plutôt tard aujourd'hui, nous sommes allés prendre le petit-déjeuner au restaurant Casa Pepe, à trois minutes à pied de chez nous. Pour moi deux œufs au plat, bacon, saucisse, haricots blancs et frites : un vrai petit-dèj' anglais comme je n'en prendrai pas tous les jours mais qui fait du bien une fois de temps en temps.