vendredi 10 janvier 2025

Drôles de journées



Drôles de journées – Jean-Paul Jennequin

 

Dix histoires d’hommes.

 

Des hommes qui se rencontrent, qui se racontent, qui se dévoilent, qui s’énervent, qui s’alarment, qui se taquinent, qui se souviennent… et parfois, qui s’aiment (voire plus si affinités). 

 

Dix récits courts sur ces jours, comme il y en a parfois dans la vie, où il se passe quelque chose ou au contraire pas grand-chose, mais en tout cas, des jours que l’on n’oubliera pas.

 

Oui, vraiment, de drôles de journées.

 

112 pages, 12 euros


En vente au Mots à la Bouche.





















 

samedi 29 décembre 2018

Le retour d'"Une Visite"

Je viens enfin de mettre en ligne sur mon site Tumblr la 25e page de ma BD Une Visite, que j'ai honteusement négligée depuis au moins un an. Que voulez-vous ? On ne peut pas être présent sur tous les fronts en même temps. Avec mes BD dans La Revue LGBT BD, Egoscopic et le Cahier BD des Diversités, ça fait déjà pas mal.


vendredi 5 octobre 2018

5e Salon BD & Images LGBT Paris

Je serai au 5e Salon & Images LGBT Paris le samedi 3 novembre 2018 de 10h à 18h à la Mairie du 4e arrondissement, 2 place Baudoyer, 75004 Paris. J'y aurai bien sûr plein de Folles Nuits de Jonathan à dédicacer. Venez nombreux ! C'est déjà assez dur de se trimballer tous ces livres alors s'il faut en plus les ramener…





mardi 21 août 2018

Les Folles Nuits de Jonathan à nouveau disponible !


Il est tout beau, tout chaud, tout frais sorti de chez l'imprimeur ! Les Folles Nuits de Jonathan revient dans vos librairies après une (petite) dizaine d'années d'absence. Et pour le commander en ligne, c'est par ici.

lundi 13 août 2018

Jonathan chez l'imprimeur


Mais que fait Jonathan chez l'imprimeur ? Non, il ne drague pas l'imprimeur. Il surveille l'impression de la nouvelle édition des Folles Nuits de Jonathan. Livraison prévue le 21 août !

Et avec un peu de chance il sera en vente au 2e Salon du Livre Gay de Paris, le 25 août.

mercredi 8 août 2018

Le Retour de Jonathan

C'était y a très, très, très longtemps, comme disait Claude Piéplu dans les Shadoks. En ce temps-là, qui remonte au siècle dernier, j'avais écrit, dessiné et publié un roman graphique intitulé Les Folles Nuits de Jonathan. De quoi s'agissait-il ? De l'éducation sentimentale - et pas seulement sentimentale - d'un jeune gay de 19 ans lors d'un été parisien au début des années 1990. Prépubliée dans mon fanzine Bulles Gaies, cette BD de longue haleine (230 pages, je n'ai jamais fait mieux) était sortie en 1997 à un tirage faramineux de 1000 exemplaires. Une dizaine d'année plus tard, Les Folles Nuits de Jonathan était épuisé et j'envisageais vaguement de le rééditer. Mais à l'époque, l'impression coûtait encore bien cher. Depuis, les progrès de l'impression numérique ont rendu possible cette réédition. Je suis en train de travailler sur une nouvelle couverture et sur une postface expliquant entre autres certains éléments du contexte que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.

mercredi 11 octobre 2017

Mon quotidien très occupé

Pfouh ! C'est pas pour dire, mais les semaines qui viennent vont être chaudes ! Deux déplacements prévus en festival. Le premier le week-end prochain 14 et 15 octobre, où j'irai vendre plein de Revue LGBT BD (enfin, j'espère !) à la Y/Con 6.



Et à peine aurai-je eu le temps de récupérer que ce sera le cap sur le 4e Salon BD&Images LGBT Paris dont je suis le principal organisateur... en plus d'y avoir un stand pour La Revue LGBT BD, bien sûr !

lundi 18 septembre 2017

Vieillir gay en BD, est-ce forcément triste ?

Je ne sais pas ce qui se passe en ce moment chez les auteurs de BD gays de plus de 50 ans, mais l'angoisse du vieillissement semble se manifester très fort. En juillet dernier, Ralf König a sorti outre-Rhin son nouveau roman graphique de Conrad et Paul, Herbst in der Hose, dans lequel Paul affronte la peur de vieillir comme lui seul sait le faire - c'est-à-dire en paniquant un maximum. Et voilà que Pochep, seul auteur gay publié régulièrement dans le mensuel Fluide Glacial, publie aux éditions du même nom Vieille Peau, où il est aussi question de la manière dont on peut continuer à plaire quand on vieillit.





Je dois dire, en toute franchise, que cette coïncidence me met profondément mal à l'aise. Dans le monde de la bande dessinée, les représentations des gays ne sont pas légion, même si de notables progrès ont été accomplis ces dernières années, mais celles des gays âgés sont carrément… euh… comment dire ça ? Quasi inexistantes. Oui, on va dire ça comme ça. parce que le seul exemple qui me vient en tête, c'est Au Coin d'une ride, le bel album de Thibaut Lambert aux éditions Des Ronds dans l'O.


Et voilà que pour une fois que l'on parle en BD de gays mûrs, voire âgés, l'image qui en est donnée est incroyablement négative. Alors, les auteurs ont parfaitement le droit d'aborder les thèmes qui leur tiennent à cœur et aborder celui-là ne serait pas un problème s'il y avait en contrepartie des représentations positives. Mais comme je viens de l'écrire, il n'y en a presque pas. Pourtant, la BD franco-belge est capable de montrer des vieux bien dans leur peau et pleins d'énergie (y compris pour la gaudriole). En témoignent Les Petits Ruisseaux de Pascal Rabaté et Les Vieux Fourneaux de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet, des histoires qui ont dépassé le cadre des albums puisque la première série a été adaptée au cinéma et que la seconde le sera aussi bientôt.
Eh quoi, pour qu'un personnage de BD de plus de 50 ans soit montré comme bien dans sa peau, il faut qu'il soit hétérosexuel ? Bien sûr, on pourra me dire : "Tu n'as qu'à en faire, toi, le genre de BD que tu voudrais voir." Et c'est bien ce que je fais en ce moment, pour le prochain numéro de La Revue LGBT BD : une BD racontant la rencontre de deux hommes d'âge mûr. Mais en même temps, j'ai bien conscience du peu d'impact que cette BD aura en regard de l'impact profondément négatif qu'auront celles de König et Pochep, autrement plus diffusées et lues. 
D'où, sans doute, le malaise dont je parlais plus haut.

mardi 30 mai 2017

Un week-end chaleureux


Je devrais dire "étouffant", d'ailleurs. Mais en fait, on était quand même mieux à La Capela (22 rue Philippe de Girard, 75010) dans le cadre du festival de BD indépendante "Léonie & Friends" que dehors, par un sacré cagnard.
Je tenais, bien sûr, le stand LGBT BD où je vendais La Revue LGBT BD et quelques-unes de mes productions personnelles comme Bulles Gaies et même Improbablement.






dimanche 24 juillet 2016

Pourquoi je n'aime pas (et je n'aimerai probablement jamais) les Inhumains

Je sais que tous les êtres humains au cerveau normalement constitué s'en fichent complètement, mais personnellement l'ascendant pris par les Inhumains dans l'univers Marvel ces dernières années ne lasse pas de m'énerver. En effet, que sont les Inhumains au départ ? Une "race cachée" d'êtres à super-pouvoirs, disposant d'une technologie avancée et qui, malgré cela, pratiquent encore l'esclavage (1) et vivent sous le régime d'une monarchie de droit divin. 
Je sais bien que l'univers des super-héros tels que mis en place par Jack Kirby et Stan Lee pour les éditions Marvel n'est pas riche en démocraties. Et on peut vaguement comprendre que les royaumes mythologiques d'Asgard et de l'Olympe, la Latvérie du Doctor Doom et le Wakanda de Black Panther n'en soient pas, puisqu'étant d'essence mythique (évidente pour les deux premiers, un peu moins pour les deux derniers qui sont respectivement une principauté européenne d'Ancien Régime et une super-tribu d'Afrique telles que fantasmées par l'Amérique). 
Mais les Inhumains ? Kirby a clairement établi que cette super-race a été, dans un très lointain passé, génétiquement modifiée par les extraterrestres Kree. C'est donc un groupe de surhommes issus de la science, et non du mythe, mais tout dans la forme donnée à cette population relève aussi du conte de fées : le bon prince héritier (Black Bolt) évincé par son méchant frère (Maximus le fou), la famille royale constituée des seuls personnages qui comptent dans cette société (les autres se contentant d'y faire de la figuration même pas intelligente), etc. C'est sans doute une des nombreuses raisons pour lesquelles les Inhumains n'ont jamais vraiment décollé dans l'univers Marvel.

Pour dire la vérité, Black Bolt, ce héros tragique qui
ne peut pas ouvrir la bouche sans provoquer une
catastrophe, m'a toujours profondément emm…dé.


Jusqu'à ce que les brumes terrigènes se répandent dans tout le dit Univers Marvel et ne réveillent les gènes inhumains de tas de gens qui se croyaient jusque là tout bêtement humains.
O.K., je veux bien. Ça fournit une nouvelle manière de donner des super-pouvoirs à monsieur ou madame tout-le-monde et ça peut même donner de nouvelles séries intéressantes, comme Ms Marvel.
Mais pourquoi tous ces "nouveaux" Inhumains voudraient-ils avoir quoi que ce soit à voir avec Black Bolt et sa famille royale ? Imaginez qu'un type venu d'une île de Polynésie vienne vous dire que vous avez de lointains ancêtres communs et que de ce fait, comme il est le roitelet de son îlot perdu, vous lui devez allégeance… Vous ne trouveriez pas ça un peu prétentieux ? Vous n'auriez pas envie de lui dire : "Eh, mais qui t'es, toi ? T'es le roi ? J'ai pas voté pour toi, moi !"
Le pire, c'est que dans l'Univers Marvel actuel, les Inhumains sont opposés aux mutants, car il s'avère que les brumes terrigènes sont mortelles pour ces derniers. Or, les mutants de l'Univers Marvel, quoi qu'on dise, ça a toujours davantage représenté une joyeuse anarchie qu'un système politique d'Ancien Régime. C'est un monde de factions, de groupes qui se constituent par affinités ou par communauté d'intérêts. Bref, c'est autrement plus sympa que ces Inhumains qui se la pètent.

Quand on sort de la logique interne à la narration et que l'on passe dans notre monde à nous, on se dit que ce qui a poussé Marvel (la maison d'édition) à mettre en avant les Inhumains, ce sont rien moins que des considérations commerciales, puisque les droits cinématographiques des X-Men et autres mutants étaient vendus à la Fox. Donc, on n'a plus de super-race à mettre dans des films ? Mais si, on en a une ! Et que l'on retoque les Inhumains pour les faire ressembler encore plus aux mutants (n'importe qui pouvant désormais "en être") !
La mutation dans l'Univers Marvel arrivait (comme dans la vie) de façon fortuite. L'inhumanité est le résultat de gènes que l'on porte en soi et qui vous ont été transmis par vos très lointains ancêtres. Le mutant naît différent de ses parents. L'inhumain a hérité de ses parents un potentiel qui pourrait aussi bien être une maladie génétique qu'une couleur de peau ou de cheveux. Le mutant est l'aube d'une nouvelle espèce humaine, l'Homo Superior. L'Inhumain est la remontée à la surface d'un truc très ancien, mis en place par une race extra-terrestre.
Je ne voudrais pas dire, mais cette opposition entre deux races imaginaires évoque l'opposition bien réelle entre les tenants de l'évolution comme processus naturel et ceux qui, ne voulant pas éliminer un machin divin de l'équation, postulent une évolution "intelligente" ou "dirigée". Idéologiquement, ça ne sent pas très bon.

1. Ou viennent à peine de l'abolir. L'émancipation des primitifs-Alpha devant dater de 1973, en "temps Marvel", c'est comme si elle avait eu lieu il y a cinq ans.

jeudi 16 juin 2016

Mini-salon de la BD LGBT à Toulouse samedi 18 juin 2016


Ce week-end, je serai à Toulouse pour le premier Mini-salon de la BD LGBT. Pour tout savoir, cliquer ici.
Sachez qu'il y aura, entre autre, une lecture de BD par leurs auteur(e)s et une conférence/débat sur les super-héros LGBT. Vendez nombreux !

lundi 13 juin 2016

La Revue LGBT BD

Je n'ai pas bloqué beaucoup par ici depuis… oh, boudiou ! Depuis mars 2015. Mais j'ai une excuse : j'ai lancé une revue de BD à thématique LGBT qui s'appelle La Revue LGBT BD (désolé, je n'ai rien trouvé de plus malin). Voici à quoi ressemblent les trois premiers numéros :




Et vous savez quoi ? Il y a même un blog pour La Revue LGBT BD. On y va en cliquant ici.

mardi 31 mars 2015

Les jolis garçons ignorent Sina Sparrow... et ils ont tort

Je viens d'écrire un nouvel article sur mon blog en anglais, File Under Q for Queer consacré aux bandes dessinées LGBTQ. Il est consacré à Sina Sparrow, un auteur britannique qui fait de bien beaux zines :





lundi 2 mars 2015

Si la BD fait son cinéma, est-ce que le cinéma se fait une BD ?

J'apprends à l'instant l'existence d'un festival dont la volonté est de, je cite "créer un  pont entre les 7e et 9e arts". Et le texte de présentation de citer un certain nombre d'adaptations de BD au cinéma ou de films réalisés par des auteurs de BD, concluant que "BDphiles et cinéphiles se trouvent parfois réunis dans la même salle le temps d'un film". D'accord. Mais un pont, en général, ce n'est pas à sens unique. S'il en existe un qui va de la BD vers le cinéma, il est censé aller aussi du cinéma vers la BD. Il est bien annoncé des "dédicaces, rencontres avec de nombreux auteurs de BD" mais en quoi cela diffère-t-il de n'importe quel salon du livre ou festival de BD ? Si l'on comprend bien ce que la BD apporte au cinéma, qu'est-ce que le cinéma apporte à la BD, là-dedans ?

samedi 28 février 2015

Le musée privé de monsieur Ogizaki


Graham Kolbeins est un Américain qui, depuis quelques années, a entrepris de faire découvrir l'art gay japonais, et en particulier la bande dessinée. Cela l'a amené, entre autres, à réaliser avec sa complice Anne Ishii le premier livre en anglais consacré au maître nippon Gengoroh Tagame, The Passion of Gengoroh Tagame, puis l'anthologie Massive, consacrée aux auteurs japonais de gei manga, ainsi qu'un site tumblr sur le même thème. Dans ce court documentaire, il raconte sa visite en compagnie d'Anne Ishii et de Gengoroh Tagame à un collectionneur, Masahiro Ogizaki, qui a fait de son appartement un véritable petit musée consacré à l'art érotique gay nippon.

samedi 21 février 2015

Encore un nouveau blog : File Under Q for Queer

Décidément, je suis incorrigible : je ne peux pas m'empêcher de créer des blogs. Le nouveau s'appelle File Under Q for Queer, et j'y parle (en anglais) de personnages et de séries BD LGBT.



mercredi 18 février 2015

Où est Guibu ?

L'internet nous met en contact mais l'internet nous sépare aussi. Je suis, depuis pas mal de temps, le blog BD d'un Argentin qui écrit et dessine sous le pseudonyme de Guibu. Il réalise, sous forme de strips, une bande dessinée à suivre intitulée El Osculo Hirsuto, merveilleux mélange de soap opera, de pornographie et de poésie mettant en scène des protagonistes poilus et d'âge mûr (ce que l'on appelle en patois gay des bears, c'est-à-dire en bon français des ours). La première série de 212 strips est parue de 2008 à 2011. La deuxième série, commencée en 2011, en est actuellement au quatre-vingt-dixième strip. Le problème, c'est que ce strip est paru le 13 mars 2014. La bande avait connu des hiatus par le passé, mais jamais aussi longs. Et Guibu, son auteur, est aux abonnés absents sur tous les réseaux sociaux, Facebook inclus. Alors évidemment, moi, je m'inquiète. Que lui arrive-t-il ? A-t-il eu des soucis professionnels ? Des problèmes de santé ? Quand quelqu'un qui habite près de chez vous ne donne plus signe de vie, on peut toujours aller sonner à sa porte. Mais quand il habite en Argentine ?


mardi 27 janvier 2015

Bulles Gaies 11 est paru !

Oui, d'accord, je comprends : si vous n'étiez pas là dans les années 1990, vous ne savez peut-être pas de quoi je parle. J'avais, à cette époque, réalisé deux séries d'un fanzine intitulé Bulles Gaies : la première (1989-91, 5 numéros) était une revue de BD format A4 avec des auteurs français et américains ainsi que des articles sur la BD gaie et lesbienne (on ne disait pas encore LGBT) ; la seconde (1994-97, 10 numéros) était un format A5 avec seulement mes BD gays, dont le roman graphique Les Folles Nuits de Jonathan et diverses histoires courtes. Alors qu'est-ce qui me prend de relancer Bulles Gaies plus de dix-sept ans après son arrêt ? Il se trouve que je suis en train de lancer un nouveau collectif, La Revue LGBT BD, qui est un peu la version moderne du premier Bulles Gaies. Alors, pourquoi ne pas relancer aussi la deuxième série ? Surtout que de nos jours, les photocopieuses laser font un travail incroyable : on apporte à la boutique de photocopie un pdf de sa brochure et une heure après, on en repart avec ses exemplaires assemblés, pliés et agrafés. C'est magique !
Comme j'avais sous la main des pages d'un roman graphique qui ne se matérialisera pas sous la forme prévue (s'il se matérialise un jour), j'en ai extrait un chapitre qui pouvait se lire de manière autonome, j'y ai rajouté un petit coda de quatre pages, j'ai dessiné une couverture, écrit un éditorial, tout traduit en anglais (toutes mes publications sont dorénavant bilingues) et hop ! Voilà le résultat :





Il est pas beau, mon bébé ? Papa en est d'autant plus fier que la gestation a été longue ! Espérons qu'on n'attendra pas dix-sept ans le numéro 12…

Disponible dès jeudi 29 janvier 2015 au stand LGBT BD (Espace Nouveau Monde / BD alternative, F37) au 42e Festival International de la BD d'Angoulême. Et ensuite… On vous tiendra au courant !

vendredi 24 octobre 2014

Parigot pur jus

Je viens de me rendre compte d'une chose : j'ai toujours habité à Paris dans des rues dont les noms sont purement parisiens. J'entends par "purement parisiens" des noms qui font référence à des choses ou des personnes qui sont absolument locales. Ma première adresse était rue de la Grande Chaumière, dans le 6e arrondissement, une rue dont le nom fait référence au bal de la Grande Chaumière, un bal populaire qui se tenait à l'emplacement de l'actuel restaurant La Closerie des Lilas (à deux pas de l'hôpital où je suis né). Mon autre adresse parisienne, rue Léon Frot, est dans une rue rebaptisée du nom d'un conseiller municipal communiste emprisonné et exécuté par l'occupant allemand pendant le Seconde Guerre mondiale. Du local, donc, rien que du local.
Autre détail amusant : l'actuel 6e arrondissement était au 19e siècle le 11e arrondissement, avant que Paris s'agrandisse et que les arrondissements soient re-numérotés. J'ai donc, d'une certaine manière, toujours vécu dans le 11e arrondissement.